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Virée en Genius eRIDE

29 novembre 2018

Jean-Marc Porte – Octobre 2018 : Un spécialiste du trek qui rêve d’enfourcher nos bikes eRIDE ? Récit d’une relecture d’espaces et de massifs transfigurés par la grâce d’un Genius eRIDE. 

On se souvient toujours de la première fois ? Il y a 5 ou 6 ans. Un reportage en Autriche dans le Vorarlberg. Le patron du minuscule hôtel m’invite à utiliser l’un des vélos à assistance électrique mis à disposition de ses clients. Trop vite, trop bref ?  Je garde juste en mémoire l’étonnement d’alors : celui de mon premier contact avec ce VAE, dans la montée raide de la rue principale. Et cette sensation absolument déroutante d’une facilité jamais envisagée sur deux roues…

Mais il faut parfois du temps pour comprendre. Ou pour oser changer un peu vos habitudes. Et je vais essayer de vous dire pourquoi un marcheur comme moi aime tant le VTT électrique. Flash back : je me souviens de mes étonnements/agacements, ces deux derniers été, éprouvés sur de grandes traversées des alpes. 15 jours de trek pleins de beauté, de sacs pas trop lourds et de territoires magiques ? A pied, donc, les étapes classiques de 6/7 heures s’enchainent sur des sentiers globalement « faciles ». Et partout (partout… !), des Préalpes de Bavière aux Dolomites ou au Tessin, le même agacement devant la répétions d’une scène « nouvelle » mais désormais « classique » : tu marches depuis deux ou trois heures vers le fond d’une vallée. Ou tu progresses légèrement entamé sous un col ou au refuge. Et derrière toi, un couple (en général) ou un petit groupe traverse tranquillement le décor, en souriant sur leurs e-Bikes.

Encore une fois : je suis juste un (vieux) marcheur. Ni Vététiste. Ni trailer. Désolé. Histoire d’âge et de culture. Mais cela ne me coupe pas de l’idée de « vitesse » : gamin, j’ai roulé en enduro a peut près partout dans les alpes. Aujourd’hui, l’idée même de faire pétarader un moteur en montagne est une allergie mentale. Times are changing ? Restait l’envie de retrouver ces sensations…

L’hiver dernier, je me suis donc juré de revisiter des itinéraires familiers, connus, et surtout aimés, avec ces machines électriques…et surtout des amis.

Acte I - Un petit village dans le Luberon, adossé aux collines calmes. Dans la cours du gîte, tourner autour des deux Genius eRIDE et leurs robes gris/orange comme des enfants devant leurs cadeaux de noël. Se familiariser une poignée de minutes avec les commandes au guidon. Vitesses. Tige de selle télescopique et système Twinlock pour les suspensions. Trouver le bouton de mise en route de la batterie, et sans même se soucier trop des modes disponibles, se lancer sur une minuscule départementale. Première sente entre les pins ? Le sable sous les roues. Le vent léger. Et l’immense sourire d’une vraie première sensation d’assistance... électrique !  Céline commence déjà à jouer avec les modes. Eco. Trail. Boost. Nous avons déjà rejoint la piste forestière très roulante qui grignote vers le col perdu. Ballade ? La montée est vraiment facile. L’effort se régule « à la demande », en jonglant des pouces entre mode d’assistance et pignons. Et la vitesse affichée au compteur me fait éclater de rire. 15/20 kilomètre par heure ? Plus de 3 ou 4 fois la vitesse habituelle de mes pas. Je me souviens de ces premiers 600 mètres de dénivelé. Du plaisir de découvrir cet effort absolument régulé. 25 kilomètres, plein de pauses et d’étonnements : le défilement du paysage, la simplicité de l’effort, est une pure jouissance. Mentalement, je suis déjà ailleurs. En train de calculer les horaires « nouveaux » et l’extension des distances potentiellement accessible… Demain : nous allons avaler les crêtes de la montagne de Lure, versant sud. Rien de méchant ? Un gros 1200 mètres de dénivelé, plein de genévriers nains et de calcaire, face aux Ecrins. Même pas mal. 

Acte II - Fin de la ballade ? Je commence à rêver vraiment de longue distance. Les repères de consommation des batteries en tête, l’agilité/ efficacité de machines sous les pieds, je réécris mentalement quelques itinéraires fétiches des alpes en osant à peine diviser les durée/distances/jours de ballade par trois. Dolomites. Savoie. Mais encore Jura ou Mercantour. Le cerveau s’emballe. Toutes ma cartographie et mes topos se réécrivent mentalement sous ce tour de magie de la division par 3 ou 4 qu’offrent nos machines. Un ami de Chamonix revient juste d’un Cham-Zermatt réalisé en... deux jours. Je rêve debout de secteurs isolés, d’une seconde batterie dans le sac. 50 km/jour ? 100 km jour ? J’ose à peine considérer le potentiel de cette nouvelle échelle de déplacement en montagne… 

Jour 1 et 2 - Changement de terrain et de partenaire ?  Adrien a 22 ans. Et ce pur chamoniard ne jure (outre le free ride et l’escalade) que par le VTT DH. Son niveau de pilotage et son physique me renvoient à la case « débutant », mais le deal est simple : je choisi les massifs, il trace l'itinéraire. Première visite : les plateaux du Vercors. Deux jours d’espaces immenses, de pistes de bergers. Mais aussi premiers singletrack, et surtout (pourquoi se priver…) premiers longs hors piste dans les vallons. J’en bave techniquement. Il survole. Entre montées infernales et secteurs de lapiaz infernaux, Ad pose des mots inattendus pour moi : « Ce n’est pas mon kif, c’est clair, mais ce sont de pures machines de découverte en montagne ». Venant de lui, le jugement est un compliment.

Jour 3 - Cap sur le massif des Grandes Rousses. Avaler la piste d’accès au refuge de l’Etendard sans même une goûte de sueur. Puis rejoindre les lacs translucides et le glacier. Nous bouclons en une grosse heure et demie mes 4 ou 5 heures de marche « classique » vers l’altitude ? La temporalité du E-bike et ce rapport unique à l’effort ne cesse de me subjuguer Le raccourci temporel gagné sur la journée se stabilise sans urgence entre pic-nic et sieste. A la descente, croisement sur la moraine. Un « vrai » vététiste, avec un sourire, nous moque un peu : « trop facile le eBike… » ! Quelques secondes plus tard, sa compagne arrive sur son… VTT électrique. Nouvelle illustration des dimensions « magiques » de ces machines : elles peuvent avaler/niveler effectivement d’énormes différences de niveau physique ou de génération. Que vous partagiez la grande caisse ou un niveau standard sur une sortie, le eBike permet de rassembler avec le sourire des profils réellement disparates.

Dernier jour - Nous arpentons le Queyras. Boucle le matin sur frontière italienne, en jouant à saute vallées depuis Saint Véran. La météo bascule, mais nous ne passerons pas l’aprés midi sous la pluie : à midi, nous avons (bien sur…) déjà terminé. Il faut renter ? En revenant en voiture sur Briançon par l’Izoard, Adrien lève les yeux et me demande de stopper. Une grosse demie heure plus tard, 300 mètres au-dessus du col, il lance son Genius eRIDE de 25 kg sur une trajectoire droit dans la pente d’un immense pierrier. Petite brume de poussiére et immense sourire sous le casque : « Si ça continue comme ça, je vais finir par virer à l’électrique ! ».

Réalisé par un journaliste spécialisé « montagne », Jean Marc Porte, 55 ans, a dirigé plusieurs magazines dédiés aux mondes de l’altitude et de l’aventure. Vous pourrez retrouver le récit développé de son expérience sur nos E-Genius dans trek magazine et grands reportages de mars 2019. 

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