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Récits d'entraînement pour le triathlon le plus célèbre du monde 


Il n’y a pas si longtemps, Cyril Viennot, 34 ans, travaillait encore comme professeur de sport à temps partiel. Ce n'est qu'au cours des deux dernières années que Viennot a commencé à se consacrer entièrement au triathlon. Depuis lors, il s’est tranquillement glissé dans le petit cercle des meilleurs triathlètes longue distance mondiaux. Ses trois podiums dans les trois dernières éditions des Championnats du monde longue distance ITU, y compris une première place en 2015, une victoire à l'IM Bolton en 2014 et une 5e et une 6e places aux Championnats du monde IM à Hawaï sont autant de preuves que le Français rivalise avec les meilleurs. “«Mon objectif est d'obtenir un podium à Kona dans les trois prochaines années,” déclare Viennot. “Et le plus tôt sera le mieux !”



Les journées d'entraînement pour l'IM Hawaï peuvent être plus longues qu'une journée de travail au bureau. C’est pourquoi il est appréciable d'avoir de la compagnie, surtout pendant les longues sorties. Pour sa session de 200 k, Viennot s'est associé à son collègue professionnel français Guillaume Jeannin. “«On a passé deux semaines ensemble en camp d'entraînement cette année et on a pour projet d'aller en Australie pour un camp d'entraînement de 6 semaines l'année prochaine,” explique Cyril. 



La sortie de 200 k a été scindée en deux parties. Les trois premières heures à un rythme modéré au cours duquel Viennot a produit une moyenne de 210 watts. Les triathlètes long distance séparent les longues sorties en différentes sections et varient leur production d'énergie selon le rythme de la course. 


La région de Dole, en France, offre des décors pittoresques pour les courses de vélo. Les routes sont en bon état et presque libres de toute circulation. Cependant, il peut s'avérer difficile de trouver des côtes à gravir. 



Après trois heures à un rythme modéré, le duo a roulé pendant deux heures à une allure de course, c'est-à-dire autour des 285 watts pour Cyril. “«C'est ma production d'énergie moyenne approximative pendant un Ironman,” explique Cyril.

Les efforts sont généralement fournis dans la dernière partie de l'épreuve, quand le corps est déjà fatigué. Et ce pour de multiples raisons. Premièrement, cela reproduit le fait qu'avant la partie vélo, l'athlète a déjà terminé la partie nage d'une course. Deuxièmement, cela habitue le corps à maintenir un effort correspondant à une allure de course aussi dans la dernière partie de la course. Et dernier élément, mais non des moindres, les entraîneurs et les athlètes ont pour but de fatiguer le corps afin qu'il s'adapte et que son niveau de forme augmente. Les efforts fournis dans un état de fatigue représentent un stimulus puissant et obligent le corps à réagir. 


Gérer son rythme est essentiel à l'entraînement comme pendant la course. “Sur le vélo, j'utilise mon capteur de puissance pour contrôler mon entraînement. Les zones d'entraînement sont basées sur les résultats de tests spécifiques et la puissance de course d'objectif.“



Après presque 6 heures passées sur le vélo, il est nécessaire de recharger les batteries. “Je dois avouer que je mange de tout et parfois en trop grande quantité,” déclare Cyril à propos de son régime alimentaire. “S'entraîner pour manger ou manger pour s'entraîner ?” Telle ’est la question ici. 



Alors que les cyclistes professionnels s'arrêtent après 6 heures passées sur le vélo, les athlètes Ironman rechargent les batteries et se préparent à une deuxième session. “Nous avons une très bonne piscine couverte de 25 m ici à Dole, où j'ai pris l'habitude de m'entraîner avec l'équipe de natation locale,” explique Cyril. Cependant, Cyril pratique certaines sessions seul.



Les cicatrices présentes sur le dos de Cyril sont le résultat d’une chute en vélo à grande vitesse au 70.3 IM de Vichy, fin août dernier. “J'ai vraiment eu de la chance. À part un peu de peau arrachée, cette chute n’a eu aucune conséquence sur moi.”



Parfois on a simplement envie d'accomplir son travail. “Quand j’ai du mal à me motiver à nager, généralement je fais une séance d'aérobie plus longue comportant des longueurs de 400 m répétées à différentes vitesses, en utilisant différents matériels, pour apporter un peu de variété.”


Le matin suivant, Cyril sort pour une course matinale le long d'une très belle rivière, “Le Doubs”, qui coule dans l'est de la France ainsi que dans la partie nord-ouest de la Suisse. 



Les sections plates le long de la rivière sont parfaites pour une course d'aérobie légère le matin. Cyril a recours à certains exercices et à des accélérations pour pimenter la session et préparer ses jambes à la course à distance olympique à venir du week-end.


“Généralement, je teste ma forme à la course 10 jours avant l'épreuve sur la piste. Je fais une série de 6 x 1000 m à vitesse progressive. Si je m'entraîne seul et que je cours les 1 000 derniers mètres en moins de 3 minutes, je me considère en bonne forme.”



Les séances d'étirement et de renforcement général sont très importantes pour les triathlètes. “«Les étirements sont une base sur laquelle je travaille beaucoup,” déclare Cyril. “Pendant la phase clé d'entraînement pour un Ironman, je fais également beaucoup de séances de renforcement, y compris des exercices pliométriques.” 



“Mon entraînement de course à pied est basé sur l'allure et j'utilise également le rythme cardiaque comme facteur de contrôle de mon effort.” Cyril consultant ses données après l'entraînement. 



S'entraîner jusqu'à 35 heures par semaine dans trois disciplines n'est pas sans conséquence. Bien que le triathlon soit un sport bien équilibré en ce qui concerne les chaînes musculaires sollicitées, il représente tout de même un défi pour le corps dans son ensemble. Viennot pendant une séance de physiothérapie. 



“Si je’ suis chez moi, je vais voir mon massothérapeute une à deux fois par semaine. Il’ est également ostéopathe, ce qui est plutôt pratique car il a une très bonne vue d'ensemble du corps.“



Jour de nouveau vélo ! Chez son revendeur local, Cyril découvre son SCOTT Plasma 5 édition spéciale, qu'il utilisera aux Championnats du monde à Kona.



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